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Le Printemps de l'Estampe

Oeuvres de Jean COUY, Marie-Josèphe JAMES, Pierre JOURDE,
Clément LECA

 


Jean COUY (1910-1983)
BIOGRAPHIE

Jean COUY est né à Chatou, le 11 avril 1910. Après des débuts professionnels dans l’épicerie familiale, il entreprend des études aux Beaux Arts et devient professeur à Rennes, puis à Sceaux. Il partagera sa vie entre Paris et Saint Lé

on, disposant dans ces deux endroits d’ateliers lui permettant de graver et de peindre. Artiste indépendant, il a su pendant plus de 50 ans conserver une originalité et une authenticité, sachant se tenir hors des modes et des courants.

 

 

 

 

 


Dans une époque où le bruit fait autour des productions artistiques est souvent plus important que les œuvres elles-mêmes, Jean COUY serait sans doute un personnage étrange, voire étranger.

Jean COUY a d’abord voulu être peintre. C’était une évidence. Cette volonté était nécessaire, elle n’était pas suffisante. Il lui a fallu trouver le moyen d’y parvenir et les moyens de le demeurer. Des cours aux Beaux Arts, un professorat de dessin constituèrent les bases d’une carrière et les conditions de son indépendance.

Son sens de l’observation, la profondeur de son regard, son goût pour l’a

dmiration des œuvres des grands peintres, cette attention continue au monde qui l’entourait, ce goût des détails, cet amour du faire, constituèrent à la fo

is des terreaux et des outils dont il saura se servir durant une vie consacrée à la création.

 Contrairement à d’autres artistes bruyants et passagers qui vécurent dans le Val de Besbre, Jean COUY fut discret, effacé même. Cela n’enlève rien au génie des autres, mais caractérise aussi sa production. Qui sait ainsi, qu’il a exposé dans le monde entier ? Qui sait ainsi que ses œuvres sont présentes dans de multiples collections privées et musées autour du monde ?

Contrairement aux artistes du vacarme, Jean COUY était sans doute le peintre du silence. Mais ce terme, tant de fois usité pour d’autres artistes, ne suffirait pas à définir une œuvre faite de poésie, de mystère, d’interrogations, de lumières crépusculaires, de nature apaisée, d’objets enfantins. En plus de quarante années de production, Jean COUY parviendra à créer un monde enchanté et onirique, doux mais rigoureux, échappant aux mièvreries sucrées et décadentes de maints de ses contemporains.

Attentif aux productions des autres, s’en nourrissant toujours sans jamais les imiter, il parviendra à créer un mode d’équilibre et de quiétude, d’énigme et de repos, à construire des décors dans lesquels le spectateur pourra se projeter à son gré. En créant ce monde d’une façon volontairement libre et personnelle, il offre aussi cette liberté à celui qui perçoit l’équilibre de ses constructions subtiles, à celui entend la musique de ses couleurs, qui succombe à l’harmonie de son trait.

Jean COUY sait être discret sans être fade, puissant sans être arrogant, fort sans violence, pertinent san

s démonstration.

Les dessins qu’il réalisait de mémoire, parfois aquarellés, emplissaient des carnets de croquis, sortes de vadémécum de ses rêves et de son imagination. Comme on note parfois une idée sur un calepin, pour être certain de ne pas l’oublier, Jean COUY notait les images nées dans sa pensée. Ces vers graphiques aux rimes balbutiantes lui serviront à créer le poème abouti sous la forme choisie : gravure, peinture, aquarelle…

Il avait saisi très précocement qu’il convenait de maîtriser les techniques pour s’en affranchir. Loin de mépriser l’aspect artisanal de ses productions, il adorait d’ailleurs bricoler, il avait saisi avec beaucoup de simplicité et de pertinence ce qui différenciait l’artisanat de l’art et que la distance résidait dans le propos. Si l’objet artisanal pouvait exister en soi en se suffisant à lui-même, le discours de l’œuvre picturale ou graphique était bien d’aller au delà d’elle-même, de dire autre chose, autrement, d’être signifiante en dehors de la

seule volonté de l’artiste. Il n’y avait aucune vanité dans cette remarque, aucun mépris, simplement la constatation évidente d’une différence de statut dont il conviendrait parfois de se souvenir.

Jean COUY était donc un artiste complet, abandonnant une technique quand ses forces ne le lui permettaient plus d’en user, pour mieux en maîtriser une autre.

Les gravures de Jean COUY sont caractéristiques des techniques dominées ;

tout spécialement dans ses œuvres au noir, la douceur et la profondeur de ses encres, ajoutent encore aux mystères et à la magie du graphisme. De temps à autre, sur ses planches polychromes, une couleur plus franche fait vibrer les pastels avec intensité. Ses lunes rousses éclairant des pavages chimériques et des buissons énigmatiques, font penser à ces nuits incertaines ou la vie rencontre le rêve.  Il ne craindra pas, parfois, d’opposer des verts francs à des plages vermillon, d’user du jaune d’or, sans excessivité, sans agression, sans se départir de la cohérence du tout.

Sa palette évoluera au cours des périodes successives de sa création en conservant toutefois une étonnante unité. La luminosité des pastels de ses ciels, roses ou mauves, ajoutent au mystère des paysages nimbés de lumières irréelles, concentrés de subtilité et de sensibilité.

Certaines de ses œuvres confinent à l’abstraction.  Il a parfois approché cette forme d’expression (1953 / 1963) sans jamais s’y abandonner complètement, comme si son rêve se référait le plus souvent à des objets, à des végétaux… qu’à des formes non définies. Les incursions dans l’abstraction relèvent le plus souvent de l’impressionnisme autour d’une saison, d’un espace, d’une idée…

L’œuvre de Jean COUY est un monde en soit. Un monde à découvrir ou à redécouvrir !

 

 

Marie Josèphe JAMES

 

BIOGRAPHIE

Née en 1936, je suis maintenant à la retraite. J’ai travaillé dans les métiers de de l’analyse financière et du contrôle de gestion, et la gravure a représenté pour moi un « espace-temps » privilégié d’équilibre et de relaxation.

J’ai « rencontré » la gravure à l’atelier de gravure de Chaville, dirigé par André Bongibault. J’ai tout de suite été conquise par la richesse des techniques de gravure et par les possibilités infinies qu’elles permettaient,  et pendant 16 ans j’ai été avec bonheur une élève assidue de l’atelier du samedi matin. Depuis que j’ai pris ma retraite, j’ai déménagé en province, j’ai « ma » presse et tous les impedimenta nécessaires à l’exercice de la gravure, dont une boîte à résine dont je suis assez fière, l’ayant faite moi-même.

Ma technique préférée est l’aquatinte, dans les tons de terre chaude avec, parfois des éclats de bleu vif.

Je recherche mes sujets, principalement dans la vie et dans ses personnages, à des moments privilégiés, intenses ou non, mais qui font la vie.

Je pratique également l’aquarelle (portraits), le pastel, et me passionnerais pour le D.A.O., et ses multiples possibilités (3D, animation)… si le temps pouvait être démultiplié.

http://artmajeur.com/mjjames

http://mariejosephejames.blog4ever.com/blog/index-299993.html

 

Pierre JOURDE

BIOGRAPHIE

Pierre Jourde

Né en 1977, vit et travaille à St-Gérand le Puy (Allier)

Je pratique d'abord la photographie.

J’ai alors pour sujets de prédilection les univers urbains et industriels que m’offre Thiers, ma ville natale. Univers qui réapparaitront périodiquement dans mon travail photographique et vidéo.

1995 : après un bac Arts plastiques, je poursuis des études d’Histoire de l’art à Clermont-Ferrand.

Formation dans différents ateliers d'artistes, jusqu'à aujourd'hui.

En 1998, je passe quelques jours en Tunisie. C’est mon premier contact avec le continent africain et le début de ma première série de tableaux : « Afriques ».

Entre 2000 et 2001, je voyage en Amérique du Nord : New York, Chicago, etc.

Mais surtout les grands espaces sauvages de l’Ouest canadien, les forêts québécoises et la proximité des peuples natifs : nouvelles sources de réflexion sur les liens entre l’Homme et la Nature. A cette époque, je commence à travailler dans le paysage.

En 2002 et 2003, séjours au Togo, en Côte d’Ivoire, au Sénégal et au Mali.

Nouvelles couleurs et nouvelles formes dans ma peinture.

De 2003 à 2007, Résidences en France (Vent des Forêts, Grandeur Nature...) et à l'étranger (Pologne).

Depuis 2007, j'anime l'atelier d'art plastiques de la maison d'arrêt de Moulins-Yzeure.

Ateliers au Centre national du Costume de scène

 

Clément LECA

BIOGRAPHIE

Né en 1963 à Vichy, Clément Leca a reçu la fibre artistique en héritage. Josette Bournet (1905-1962), peintre fresquiste et Josette Jeanne Bournet (1924-2003), sculpteur pastelliste ont contribué à sa formation.
Il a réalisé plusieurs expositions en Auvergne et a intégré l'association Larbaud et Compagnie et l'Association pour la conn
aissance de l'oeuvre de Josette Bournet.
Il compte une oeuvre en construction depuis l'enfance.

Clément Leca grave depuis 1980.
Il a réalisé une trentaine d'ensembles constitués de gravures sur bois de tailles diverses, allant du format 10/18 à des formats plus grands dépassant les 50 cm sur 50 cm.
Tous ces ensembles illustrent des romans, légendes, contes, poésies, ainsi que des passages de la Bible et des vies de Saints.
Un de ces ensembles fait partie du trésor du Château de Pionsat (Puy de Dôme ), la légende de Saint Emilien des Combrailles.

Quelques unes de ces illustrations ont donné lieu à des spectacles devant des publics divers :
La fete du feu  à Billom ; le Festival du Dire à Billom toujours; la  Tournée Burattini à travers le Massif Central en 2000; avec Moulins Habitat dans le quartier des Champins; avec Alvergne Chevalerie à Giat (Puy de Dome); à Prayssac (Lot) pour le Festival de l'Arabesque; à la Médiathèque de Tours etc...




 







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