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Philippe FISSORE

 

Philippe Fissore aime la Peinture ; pas celles qu’on achète chez les marchands de couleurs, mais celle qui traduit, depuis l’aube des temps, la pulsion des hommes à représenter l’univers et à se représenter eux-mêmes au cœur de cet univers. Loin de toute idée de « révolution » artistique, « être humain sur la terre » au sens où l’entend le géographe (philosophe ?) Augustin Berque, il assume l’héritage cumulé de ses prédécesseurs dont il prolonge l’œuvre à sa manière, posant de nouveaux jalons pour ceux qui lui succèderont. « Je ne suis pas dans une logique de renouvellement », confirme Philippe Fissore, qui cherche plutôt, humble maillon d’une vaste chaine, à prendre sa place dans une histoire de l’art qui se construit pierre à pierre, depuis les premières fresques pariétales jusqu’aux cubistes qui inondent son œuvre, en passant par les maîtres de la Renaissance italienne ou les auteurs de BD de son enfance : Hugo Pratt, Enki Bilal, Mandryka… « La création à partir de rien n’existe pas ».

L’omniprésence au regard de grands artistes tels que Matisse ou Picasso cache, au delà d’une affinité évidente de l’artiste, un jeu plus subtil, comme une invite à la connivence : au spectateur de découvrir dans cette chevelure rousse, cette posture à la toilette ou le trait d’un visage, l’hommage – l’empreinte – de Toulouse-Lautrec ou celle de Giacometti. Un artiste qui le touche par sa manière de travailler ses dessins, son questionnement sur le transfert à la toile de l’identité profonde du modèle, psychologie comprise… mais également son obsession à transcender leur féminité. Le thème, récurrent dans l’œuvre de Fissore, le raccroche encore à cette idée de continuité historique. A travers lui, il convoque déesses mères, venus callipyges, courtisanes, Sapho des années folles ; toutes figures de la mythologie ou de l’académie qui, des Aphrodite aux Demoiselles d’Avignon, le renvoient à ce « Jadis archaïque », une expression qu’il invente pour définir l’innée capacité de l’homme à s’émouvoir devant la représentation artistique. La femme que peint Fissore est celle que Max Ernst voyait, à demi serpent, dans les méandres de La Charité sur Loire… C’est encore l’occasion de multiples clins d’œil, aux œuvres cette fois : la Bethsabée de Van Loo ou Rembrandt, Suzanne et sa vingtaine de déclinaisons du Tintoret à Rubens en passant par Van Dyck, les Baigneuses de Cézanne, Renoir, Ingres, Courbet, Picasso…

On pourrait craindre qu’à revendiquer cet héritage, Fissore ne s’enferme dans l’ombre des grands maîtres ; au contraire, il en capte toute la lumière. Son travail est, dans la réflexion qui l’accompagne et dont il se défend, celui d’un esthète. Un homme qui a pris le temps de connaître et d’apprécier l’art à travers les ouvrages et les expositions avant d’être, sur le tard, lui-même submergé par la pulsion de créer. Renoir avait raison : « On ne dit jamais « je serai peintre » devant un beau site, mais devant un beau tableau ». Autodidacte, « dessinant depuis tout petit » et s’excusant en cela de n’être pas original, Fissore achète à trente ans son premier matériel de peinture et passe les premières années à apprivoiser gestes et contraintes.

Philippe Reyt

Expositions et performances

28/11/2009 au 17/10/2010 : exposition au Fonds d’Art Moderne et Contemporain de Montluçon et à la Médiathèque de Domérat

2009 : Interventions plastiques en direct dans le spectacle pour enfants « LE PINCEAU MAGIQUE » avec la Cie Parenthèses

Juillet/ septembre

2008 : Exposition à la Caisse des Dépôts et Consignation de Clermont Ferrand

Novembre 2007 : Rétrospective des peintures 2000-2007, la CCI de Montluçon

Octobre 2007  «Encres et autres histoires d’eau», Office de Tourisme de Montluçon

28 Novembre 2006 : performance peinture sur une lecture du théâtre Parenthèse au Guingois (Montluçon)

Novembre 2006 : exposition au casino de Bourbon l’Archambault (03)

Décembre 2005 à Février 2006 : Exposition chez Nina’s Vendôme, PARIS

Janvier 2005 : La Pléiade Médiathèque de Commentry 03.

Décembre 2004 et janvier 2005 : Illustrations pour le feuilleton « La Grand-mère à roulettes » de Jean Bernard POUY, paru dans le journal La Montagne

13 dessins 500x97 cm, encre sur papier chinois, pour Dom Juan mis en scène par Anne Laure Liégeois, création du C.D.N.Auvergne le Festin

Mai 2004 : Adhésion au collectif SHAKERS

Exposition collective avec Les Amis des Arts à La Louvière autour du Nu, Montluçon

27/03 au 02/05/2004 : Fonds d’Art Moderne et Contemporain de Montluçon 

2002-2003 : Installations diverses dans le Hall du Théâtre des Fédérés

Septembre 2001 : « Galerie d’aujourd’hui », centre culturel Athanor Montluçon

Juin 2000 : exposition Rencontres, Office du Tourisme Montluçon

Septembre 1999 : Galerie « Mezz’art », Montluçon

 



 







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